Littérature comparée
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Ce volume présente une série d'approches variées qui permettent de saisir la complexité, la variété et l'intérêt de la question de l'hospitalité au siècle des Lumières, soit dans la vie domestique, à la maison, à table, en privé comme en public, dans la vie politique, dans les composantes architecturales ou historiques. La mise en scène de l'hospitalité en peinture chez Hogarth, au théâtre avec Marivaux, Voltaire, Chamfort, Lessing, dans le roman avec Mouhy, dans les écrits du Prince de Ligne, de L.-S. Mercier, de Volney ou de Madame de Staël et bien d'autres, retient également l'attention, tout comme la conversation, la fête et les figures de l'étranger.
Jaucourt signalait dans l'Encyclopédie la perte de ce « beau lien » que représentait cette loi « naturelle » et « sainte », « parce que l'Europe est devenue voyageuse et commerçante ».
« La circulation des espèces par les lettres de change, la sûreté des chemins, la facilité de se transporter en tous lieux sans danger, la commodité des vaisseaux, des postes et autres voitures, les hôtelleries établies dans toutes les villes et sur toutes les routes, pour héberger les voyageurs, ont suppléé aux secours généreux de l'hospitalité des anciens. » Avec la conscience du progrès, du développement historique des sociétés humaines, les hommes des Lumières déplorent la disparition d'un idéal antique que l'on rêve cependant de retrouver pour une communication immédiate avec l'autre dans une simplicité profonde que l'homme des Lumières allemand Christian Hirschfeld décrit dans son petit traité De l'hospitalité, une apologie pour l'humanité (1777) dont est livrée ici la traduction inédite et complète.
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